7 septembre 2019

Pumpkin Autumn Challenge 2019 — Episode 1 : Ma pile à lire

  C'est la première fois que je participe à ce challenge, créé par Guimause. Personnellement, je ne me sens pas particulièrement en connexion avec l'automne, Halloween et tout ce qui s'y rapporte, mais je trouvais l'occasion bonne pour affiner mes piles à lire immatérielle et matérielle.
  Je vous laisse le détail de cette édition 2019 en lien et je vais pouvoir vous présenter ma sélection ! Je ne vais pas exposer les résumés de ces ouvrages, ce serait trop long et laborieux, donc je vous laisse vous y référer.


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Menu 1 — Automne Frissonnant

  • Tu n'en reviendras pas !  La Disparition de Stephanie Mailer, Joël Dicker — Je ne suis pas particulièrement friande des livres policiers mais je m'étais laissée prendre par la plume de Dicker et avais donc son dernier roman dans ma pile à livre immatérielle depuis un moment.
  • Les os / eaux de Davy Jones  Le Déchronologue, Stéphane Beauverger Je ne sais pas à quoi m'attendre avec ce roman, mais il m'avait intrigué et était ainsi présent dans ma pile à lire matérielle. J'avais une petite réserve quant à la facilité de compréhension de l'histoire, si nous sommes amenés à parcourir le temps, mais je verrai bien.
  • Les freaks, c'est chic !  Frankenstein, ou Le Prométhée moderne, Mary Shelley — La bonne excuse pour (enfin) découvrir ce classique.
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Menu 2 — Automne Enchanteur

  • Down by the Salley Gardens  Sept contes gothiques, Karen Blixen — N'ayant jamais parcouru d'ouvrage gothique à proprement parler, il me semble trouver ici une bonne porte d'entrée, par le conte et sous la plume d'une autrice reconnue ; d'une pierre, deux coups !
  • Mon voisin le kodama  La Saga des quatre éléments, Tome 2 Sanctuaires, Clélie Avit — J'ai été plus que mitigée quant au premier tome mais j'ai tout de même voulu laisser sa chance au produit (comme on dit) en m'attaquant au deuxième. Toutefois, si mon impression ne change guère, je n'irais pas au-delà.
  • Misty day  Le Chant d'Achille, Madeline Miller — J'ai eu une petite période tournée vers l'Antiquité grecque, ces derniers mois et c'est ainsi que j'étais tombée sur cette réécriture du mythe d'Achille qui a rejoint ma pile à lire immatérielle et pourra conclure cette phase dans ce challenge.
  • Prenez garde aux souliers pointus...  Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, Camille Emmanuelle — Dans ma pile à lire immatérielle depuis un moment, je pense qu'il s'agit là du livre féministe le plus léger de cette dernière.
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Menu 3 — Automne Douceur de vivre

  • Jack-O'-Lantern  Mélusine, Tome 19 L'Elixir de jeunesse, Clarke, François Gilson — Je me souviens avoir beaucoup apprécié les Mélusine, étant adolescente et ça faisait un moment que je souhaitais les relire et découvrir les derniers, là où je m'étais arrêtée. Ainsi, j'ai choisi ce tome que je ne connais pas, parfait pour illustrer cette sous-catégorie.
  • L'autre mère  Beautiful People, Alicia Drake — Choix surprenant pour ce challenge, non ? Dans ma liste immatérielle depuis un moment, j'en profite pour parcourir l'histoire croisée de ces rivaux, génies de la mode.
  • Un cinnamon roll et un chaï latte, à emportez s'il vous plaît  Aucun souvenir assez solide, Alain Damasio — Je pense que tout le monde l'a compris : je n'ai vraiment pas aimé Les Furtifs mais comme l'auteur est massivement apprécié par moult (dont une personne que j'admire et une que j'apprécie beaucoup), je lui laisse une autre chance via ce recueil de nouvelles.
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Menu 4 — Automne Astral

  • You're just as sane as I am!  Black Man, Richard Morgan — Présent dans ma pile à lire immatériel depuis peu, j'avais adoré la trilogie autour de Takeshi Kovacs (Altered Carbon, toussa toussa) et souhaitais me pencher sur d'autres romans de l'auteur.
  • Rêverons-nous de moutons électriques ?  Star Trek : 50 ans 50 artistes, Collectif — Présent dans ma pile à lire immatériel depuis un moment, c'était l'occasion parfaite et ça fera une micro lecture dans un challenge fort rempli !
  • Songe d'une nuit d'automne  Les Océans stellaires, Loïc Henry — Egalement présent dans ma pile à lire immatériel depuis un moment, cette histoire m'intriguait et me fais rêver avant même d'y plonger !
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    Encore dans ma PAL :
  • L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Cervantes, coll. Folio Classique, Editions Gallimard, 2008
  • Et si l'amour c'était aimer ?, Fabcaro, coll. Monotrème, 6 Pieds sous terre éditions, 2018
  • Che, Ernesto Guevara, une légende du siècle, Pierre Kalfon, Editions du Seuil, 2007
  • La Ballade de l'impossible, Haruki Murakami, Editions 10/18, 2009
  • Les Lames du Cardinal, Intégrale, Pierre Pevel, coll. Editions "Bragelonne 10 ans", Editions Bragelonne, 2019
  • Salvador Dalí 1904-1989, La Conquête de l'irrationnel, Gilles Néret, coll. Petite Collection 2.0, Editions Taschen, 2017
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        En voilà, des choses à lire ! Je pense que, d'ici le 30 novembre, c'est tout à fait réalisable, mais ça reste un challenge plutôt costaud !
        Bonnes lectures à tous et à bientôt pour un premier retour, le 30 septembre, puis un autre au 30 octobre avant le bilan final !

      —xoxo

      14 juillet 2019

      Du laborieux, du parfum et un readathon en projet — Mes lectures du mois (juin 2019)

        Un mois très spécial, puisque j'ai trouvé un travail dans une branche qui me captive depuis toujours : celle du parfum. Aussi, nombre de livres y font écho, mais pas seulement ! les lectures furent une nouvelle fois diverses, mais moins captivantes pour certaines...


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        L'Atelier des Sorciers, Tomes 1 à 4, Shirahama Kamome, coll. Pika Seinen, Editions Pika, 2018-2019 — 🎊

        Je ne suis pas une grande lectrice de ce type d'œuvre (dessin), mais je suis tombée par hasard sur cette série, il y a quelques mois, et elle m'a intrigué. Je suis plutôt difficile avec le dessin, et c'est pour cela que je ne lis pas beaucoup (voir jamais) de BD et autres manga mais là, le style m'a plu, sans en faire trop, en en faisant suffisamment — je suis tombée sur des manga au style très très simple, quasi enfantin... — avec un univers sympathique empli de magie.
        La lecture est très agréable, l'humour est présent, que ce soit dans les bulles ou le visuel, l'univers bien élaboré et les personnages attachants bref, je ne peux que recommander à qui veut s'échapper dans un monde truculent où sont sur le point de se produire des événements palpitants (bien que dangereux).

        La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette, coll. Librio Littérature, Editions Flammarion, 1995 — 😫

        Que c'était laborieux ! L'un des piliers de la littérature française qu'il me fallait bien aborder un jour où l'autre... et ce jour a été d'une longueur ! Beaucoup trop d'accumulation de noms, on se serait cru dans un bottin mondain, enlevant énormément au style qui a pourtant su créer quelques jolis moments.
        Les protagonistes m'ont également fatigués. Autres temps, autres mœurs, aucun soucis avec ça, j'ai pu recontextualiser les choses, mais certains me sont restés antipathiques mais je ne peux pas développer ce point outre mesure si vous souhaiter découvrir l'œuvre.
        Il fallait y passer, c'est fait. Désolée Nathan, mais je ne partage pas ton enthousiasme, j'ai préféré d'autres de ses écrits !

        Le Harcèlement sexuel, Muriel Salmona, coll. Que sais-je ?, Editions Presses universitaires de France, 2019 — 

        Me lançant dans un projet d'enquête sur mon ancienne entreprise au sein de laquelle un harcèlement sexuel plutôt massif s'opère tranquillou, il me semblait fondamental d'en passer par ce petit ouvrage. Très clair, concis et précis, je le recommande à tous et ai pu y apprendre des choses essentielles, comme ces deux ci : 1. Le harcèlement sexuel est caractérisé au bout de la deuxième remarque sexiste, geste déplacé etc. (seulement deux !!) 2. En portant plainte au niveau des prud'hommes, c'est à l'entreprise de prouver qu'il ne s'agissait pas de harcèlement sexuel et non à la victime de le faire, comme pour une plainte "classique" (alors n'hésitez pas une seconde, ce biais est incroyablement libérateur).

        La Civilisation des odeurs, Robert Muchembled, coll. Texto, Editions Tallandier, 2019 — 🧐

        Un ouvrage très documenté (parfois trop ?), quelques fois technique sur à propos de la construction sociale autour des odeurs — quand et pourquoi certaines odeurs ont été (sont) considérées comme mauvaises, néfastes etc. quelle a été l'évolution du parfum et de son utilisation... Si vous pensez ouvrir un livre agréable et fleuri, détrompez-vous ! La lecture n'est pas déplaisante, mais le nauséabond y règne. Nous sommes plutôt confrontés à une histoire des mauvaises odeurs que des bonnes (une construction négative, somme toute, avec quelques touches, quelques moments de grâce). Je pense qu'il faut nourrir un intérêt particulier pour le monde olfactif afin de le trouver intéressant autrement, il est possible de se laisser démoraliser par une absence de délicatesse (qui ne seyait pas aux époques parcourues, à ce qui semblerait).

        Idées reçues sur les Grandes Découvertes, Jean-Paul Duviols, Xavier de Castro, coll. Magellane poche, Editions Chandeigne, 2019 — 💃

        Livre passionnant avec une écriture délicieuse souvent ironique ou sarcastique, tout ce que j'aime. On en apprend (réapprend) beaucoup et ça donne envie de creuser davantage certaines thématiques. Je ne peux que recommander, d'autant que l'objet est très beau, renfermant des illustrations, gravures et autres peintures rendant le tout très vivant et percutant.

        De l'Art du parfum, Frédéric Malle, illustrations de Konstantin Kakanias, préface Catherine Deneuve, Angelika Books, 2012 — 😍

        Sublime ouvrage racontant la genèse de la maison des Editions de Parfums Frédéric Malle ainsi que de la création de certains de ses jus. Passionnant à qui s'intéresse à ces mondes olfactifs. Un véritable coup de cœur.

        L'ABCdaire du Parfum, Nicolas de Barry, Maïté Turonnet & Georges Vindry, Editions Flammarion, 2013 — 🤓

        J'aime bien cette collection afin de survoler un sujet, d'avoir quelques notions et concepts clés explicités en quelques lignes. Une bonne porte d'entrée à tout sujet qui vous intéresse, à prendre comme un travail préalable à une recherche plus étoffée.

        Le Parfum, Jean-Claude Ellena, coll. Que sais-je ?, Editions Presses universitaires de France, 2017 — 🤓

         Troisième et dernier ouvrage autour du parfum pour ce mois. Très intéressant afin d'approcher la technicité et tout ce qui se déroule autour du sujet (marketing etc.), la lecture en est agréable et je peux tout à fait le recommander, étant facile d'accès.

        Phare 23, Hugh Howey, coll. Le Livre de Poche, Editions Actes Sud, 2019 — 🤦‍♀️

        Il y a des sujets globaux évidemment intéressants : comment gérer la solitude ? la tromper ? y faire face ? Comment composer avec des traumatismes en nous (la guerre, la famille...) ? La machine peut-elle se passer de l'Homme ?
        Le protagoniste nous embarque ainsi dans son quotidien et sa folie latente, au bord des Autres qui ne font que passer à proximité de lui, dans une fugacité ne pouvant créer de lien... lien essentiel puisque nous sommes des animaux sociaux et que notre équilibre se trouve dans un environnement composé d'affinités et de conflits. Là, seul le conflit règne : la guerre alentour, la Nasa et ses employés inutiles à notre anti-héros, les soliloques stériles...
        Intéressant, mais...! Tout ça pour ça ! (Cessez la lecture et passez au prochain livre si vous ne souhaitez pas être spoilés.) Une fin un peu abrupte avec encore un message d'avenir stupide, ayant décidé de créer une famille traditionnelle avec la fille qu'il a rencontré dans l'espace. Sérieusement ? Regarder au-delà avec un bébé en route ? Malgré toutes les épreuves, toute cette chienne de vie ? J'ai trouvé qu'il s'agissait presque là d'un non-sens... Comment cet anti-héros peut avoir un désir d'enfant après tout ça ? Après avoir subi dans un premier temps puis constaté la stupidité de la vie, de la politique, de la guette ? C'est comme se venger, se défouler sur "sa petite personne créée". Hyper frustrant.

        King Kong Théorie, Virginie Despentes, coll. Le Livre de Poche, Editions Grasset, 2019 — 😖

        Une lecture un peu laborieuse de cet ouvrage présenté comme un incontournable du féminisme... mais par qui ? Le style y est tout à fait déplaisant, au sens où n'importe quelle femme aurait pu le pondre, dans son propre parlé énervé. La révolte est essentiel, l'énervement, pas tellement lorsqu'on publie un ouvrage qui se veut émancipateur — il ne s'agit là que de ma vision des choses, chacune et chacun s'exprime elle/il peut en ayant subi des traumatismes aussi importants, traumatismes que j'ai moi-même dû traverser.
        Bref : cette lecture ne m'a rien apporté (je précise que j'ai été d'accord sur de nombreux points, voilà également pourquoi elle ne m'a pas servi à grand chose, comme si j'écoutais une amie déverser un trop-plein que je connais déjà) et je ne saurais réellement si je pourrais la conseiller et à qui... Une déception.

        Les Carnets du sous-sol, Dostoïevski, coll. Babel, Editions Actes Sud, 1993 — 🤨

        Si je n'ai pas accroché à la première partie, la seconde fut bien plus appréciable. Le fait de délaisser la solitude du personnage pour rejoindre un récit plus vivant le rendait plus consistant. Je ne sais pas réellement s'il s'agissait là d'un pur misanthrope ou d'un fou (clinique) puisque nous voyons qu'il a tout de même besoin de s'opposer aux autres pour se grandir, pour se donner de l'importance et dominer son monde d'une supériorité toute relative. Protagoniste pathétique, il irrite, touche, convainc, révulse... et sa non-histoire d'amour aura tout de même su m'intéresser tant elle est aussi fugace qu'irréelle.
        Ainsi, je ne pense pas que cet ouvrage saura plaire à qui ne connait pas déjà la production littéraire de Dostoïevski, puisqu'il ne s'agit pas là d'une histoire particulièrement plaisante et donc pas un biais propice à la découverte de ce monument d'auteur.

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          Encore dans ma PAL :
      • La Saga des quatre éléments, Tome 1 : Les Messagers des vents, Clélie Avit, coll. Le Livre de Poche, Editions du Masque, 2017
      • L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Cervantes, coll. Folio Classique, Editions Gallimard, 2008
      • Chéri, Colette, Editions Le Livre de Poche / Fayard, 2018
      • Le Maître du haut château, Philip K. Dick, Editions J'ai Lu, 2013
      • Bad Feminist, Roxane Gay, coll. Points Documents, Editions Points, 2019
      • Le Mythe de la Grèce blanche, Histoire d'un rêve occidental, Philippe Jockey, coll. Alpha, Editions Belin, 2015
      • Les Lames du Cardinal, Intégrale, Pierre Pevel, coll. Edition "Bragelonne 10 ans", Editions Bragelonne, 2019
      • Amok, Stefan Zweig, Editions Le Livre de Poche, 2019
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            Pour le mois de juillet, je participe au readathon lancé par Antastesia afin de lire plus de femmes, mais également plus d'horizons divers. Ainsi, je compte diviser mes prochaines lectures du mois en deux, en vous proposant un article beaucoup plus détaillé, plus en profondeur, sur ces lectures en particulier, en plus de ce format classique.
            N'hésitez pas à cliquer sur ce lien pour vous renseigner et participer à ce challenge ! cela promet de super échanges.

          —xoxo

          30 juin 2019

          "Océanie"

            Il y a de ça deux semaines, j'ai fait un tour du côté du quai Branly pour découvrir leurs expositions du moment et j'ai été enchantée de renouer avec mes études d'anthropologie en parcourant "Océanie".


            Découvrir l'Océanie, ses îles qui nous semble si lointaines et nous sont si peu connues est très intéressant via cette exposition qui va nous présenter les structurations des sociétés, leurs rapports à la religion, les échanges entre elles et la confrontation au colonialisme.
            Ainsi, passé, présent et futur se mêlent, s'éloignant du catalogue, du cabinet de choses dans lequel nous aurions pu tomber, apportant une richesse supplémentaire à des cultures déjà richement présentées.


            Evidemment, nous ne pouvons qu'être fasciné par la beauté des objets traditionnels qui nous sont présentés et intrigué par les histoires qu'ils racontent ou les thématiques qu'ils englobent, à l'image de la deuxième photo qui est une partie d'un poteau représentant l'étreinte de amoureuse d'un homme et d'un esprit malveillant (du nom de Matorua), dont on dit qu'il séduisait ses victimes en prenant l'apparence de l'être aimé. Toutefois, comme je l'ai esquissé, nous sont également présentées des œuvres plus modernes dans leur forme (beaucoup de ces objets datent du XXème siècle).

            L'exemple le plus plein serait une fresque animée figurant le colonialisme dans les îles du Pacifique (in Pursuit of Venus (infected), Lisa Reihana 2015-2017), poignante, forte, violente et tout à fait nécessaire.


            Si vous êtes plutôt sensible au pur aspect esthétique des objets (ce serait dommage), vous ne serez pas déçu pour autant, et allez sûrement être subjugués par l'incroyable piano ouvragé qui trône au milieu de l'une des salles, entouré par des représentations plus traditionnelles.
            Aussi, une toile à première vue sublime et emplie de messages (Kehe te hauaga foou (To all new arrivals), John Pule 2007) qu'il vous faut absolument étudier dans le détail. Elle m'aura intrigué quant au travail de cet artiste.

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            Plus que quelques jours pour en profiter... j'aurais dû publier cet article bien plus tôt, mais foncez, elle vaut le détour. A mon sens, il s'agit d'une bonne porte d'entrée pour s'intéresser à ces cultures océaniennes et approfondir certains sujets.

          Océanie jusqu'au 7 juillet 2019 au musée du quai Branly - Jacques Chirac (Paris)
          ★★★★★
          —xoxo

          15 juin 2019

          Des parfums d'exception qui invitent au voyage : Memo

            Il y a quelques temps, j'ai eu la chance de pouvoir passer un entretien pour le groupe Memo International à l'issu duquel on a été si généreux que j'ai pu découvrir quelques-unes des références des parfums d'exceptions de Memo.
            Ces dernières sont regroupées par catégories et c'est par ce biais que je vais vous les présenter, en reprenant les termes explicitant la vision des créateurs, le couple que forme Clara et John Molloy, sur lesdites catégories avant de vous livrer mon avis sur chacun des huit parfums que j'ai pu porter au fil de ma semaine.


            En fin d'article, vous pourrez retrouver toutes les informations utiles à savoir sur cette jolie maison de parfum, comme à l'accoutumée et je vous glisse le lien de chaque fragrance au fur et à mesure si votre curiosité est piquée au vif !
            Ainsi, commençons !

          Le parfum s'est imposé pour Memo comme la possibilité d'un voyage magique, d'un aller-retour olfactif. Le flacon est une destination. Il possède cette dimension initiatique du voyage, un seuil entre le connu et l'inconnu. Humer, sentir, c'est accepter de sortir d'une zone balisée, pour aller à la rencontre d'autres sensations, et les lier à son ressenti personnel. Le parfum se réalise dans l'effervescence du départ, il est ouverture et abandon. Memo, c'est aujourd'hui une collection d'ailleurs qui rassemble dix-huit fragrances, chaque destination marque une épopée sensorielle. L'eau de Memo est leur source.
             ✒︎Eau de Memo

            Notes olfactives : essence de bergamote, essence de citron, safran, accord thé vert, absolu de jasmin, concrète d'iris, musc blanc, mousse, accord cuir

            Une eau fraîche qui a toutefois un certain corps. Parfaitement mixte, elle correspond à mes senteurs favorites en parfumerie. Les notes d'agrumes s'envolent rapidement pour faire place au cuir qui ne laisse toutefois qu'un léger sillage, comme un rappel des compositions de la gamme des "Cuirs Nomades". Non, ce qui ressort, c'est bien la bergamote mais également le jasmin, tous deux se mélangeant parfaitement, complimentant cette création d'accord thé vert (pour rappel : dès que vous avez un parfum ou une bougie "thé", c'est une pure création, le thé en lui-même, en tant que plante, ne dégageant pas d'odeur). En bref : une bouffée d'air frais, un espace rassurant mais infini, de sublimes accords qui parleront au plus grand nombre.

          "Cuirs Nomades" s'attache à explorer les territoires où le cuir s'épanouit. Memo est porté par l'intuition que le cuir s'accomplit quelque part. N'est-il pas par essence nomade ? L'outil du voyage par excellence, l'allié du globe-trotter, du curieux. De l'aventurier, qui part découvrir le monde, son bagage en cuir pour témoin. Comme un clin d'œil, Memo a ainsi réalisé sa propre malle pour accueillir symboliquement des parfums qui se réalisent dans et par le voyage. L'écrin parfait pour des allers-retours olfactifs.
            ✒︎French Leather

            Notes olfactives : essence de citron vert, essence de poivre rose, essence de genièvre, essence de rose, essence de sauge sclarée, essence de cèdre, essence de styrax, vetivert, musc, accord daim

            Comme le laissent à supposer ces essences, nous sommes face à une eau qui est enveloppante, avec un petit twist de vivacité. Pour moi, il est tout à fait réconfortant, comme si nous étions à la maison, où que nous nous trouvions. Réconfortant, enveloppant, mais pas capiteux ! la rose a pris le dessus chez moi, confrontant sa douceur avec les notes puissantes de cuir, contraste tout à fait intéressant, correspondant à la vision de ce qu'est être français : ambivalent.

            ✒︎Irish Leather

            Notes olfactives : poivre rose, essence de sauge sclarée, baie de genévrier, maté, absolu vert, essence de flouve, concrète d'iris, absolu de fève tonka, accord cuir, essence de bouleau, accord ambre

            Très jolie captation de grands espaces verdoyants et humides. Une eau poétique, résolument plus masculine au premier abord mais qui se laisse apprivoiser au fur et à mesure. Le genévrier se fait d'abord tonique, de concert avec le cuir pour laisser la place aux notes vertes qui rendent cette pépite accessible à tous; en effet, elle est une bonne entrée en la matière à qui veut s'essayer aux fragrances cuirées qui peuvent ne pas être évidentes à tout le monde.

            ✒︎African Leather

            Notes olfactives : essence de bergamote, essence de cardamome, essence de safran, essence de cumin, absolu de géranium, essence de patchouli, accord oud, accord cuir, essence de vétiver, musc

            Arrêtez tout ! Amateurs de bergamote et de vétiver, porteurs d'Habit Rouge ou de Terre d'Hermès, il y a l'un de leur cousin, et pas des moindres en la présence d'African Leather ! Un cuir subtil, ouvert et solaire, propre, élégant et séduisant. Une petite merveille à découvrir absolument.

          "Les Echappées" forment une collection de parfums pour hommes et pour femmes, qui dessinent une carte du monde joyeuse, ludique et imaginative. Chaque parfum invite à une chasse au trésor ; il crée un jeu de piste olfactif qui mène à une parfumerie moderne, créative, utilisant les essences les plus rares. Les parfums Memo ont trois valeurs communes : le sens de la fête, qui leur apporte une gaieté spontanée, un goût prononcé pour le voyage, gage d'aventures intérieures, et une part de rêve, comme une prolongation de l'enfance.
            ✒︎Inlé

            Notes olfactives : essence de bergamote, essence d'armoise, essence de menthe, absolu d'osmanthus, absolu de jasmin, absolu de maté, essence de flouve, musc

            Un petit bijou ! Réel coup de cœur, cette eau fraîche et joliment florale apporte une sensation d'infinie, de douceur et en même temps, de vitalité. En fermant les yeux, je me représentais ces instants magiques face à un levé de soleil qui annonce une journée stimulante au printemps ou à l'été. Chez moi, ce sont les notes d'osmanthus et de jasmin que j'ai le plus perçu, sans que ce soit emprisonnant, comme nombre de parfums floraux, ce qui est rendu possible grâce à la bergamote que j'apprécie en parfumerie pour son côté frais et vif.

            ✒︎Lalibela

            Notes olfactives : living d'orchidée de noix de coco, absolu de rose, absolu de jasmin, essence de patchouli, absolu de ciste, vanille, absolu de tabac, encens, résine de labdanum

            A ceux qui seraient familiers des bougies Yankee Candle : j'ai immédiatement fait le rapprochement avec ma favorite qui est la Lake Sunset. Des fleurs diffusent, encadrées par un patchouli tout en velours, absolument pas agressif au nez. Si la première pression se fait puissante, au bout de quelques minutes les effluves se font bien plus agréables. Pour ma part, trouvant ces senteurs mystérieuses, un brin mystiques, je préfère les réserver pour le soir ou les occasions particulières, mémorables.

          Land art, art land : prendre pour lieu l'art, faire du lieu une œuvre. En prenant, pour point de départ non pas la beauté ou le mystère d'un destination, mais l'aura d'une pratique artistique liée à la terre, à la nature et à sa résonance, Memo déploie son univers. La nature est son héroïne, son terrain de jeux. Memo marche dans les pas de l'homme créateur, de celui qui ne contemple pas seulement le parfait équilibre naturel d'un espace mais le modèle de la métamorphose. La collection de fragrances Art Land rend hommage à ces territoires réinvestis et rejoués par la seule capacité créatrice de l'homme.
            ✒︎Marfa

            Notes olfactives : essence de mandarine, absolu de fleur d'oranger, accord d'agave, absolu de tubéreuse, essence d'ylang ylang, essence de santal, essence de cèdre, graine de vanille, musc blanc

            Dans les premiers instants, l'ylang ylang déploie toute sa splendeur au sein de notes onctueuses, presque cosmétiques. Puis, au fil du temps, un corps plus imposant se fait plus présent (sans pour autant être agressif, laissant un sillage sur la peau), jusqu'à placer l'essence de cèdre en maître, de concert avec le santal. Une eau évolutive et complexe, tout à fait intéressante et agréable.

          Memo poursuit son périple sensoriel avec une nouvelle collection aromatique végétale, botanique et vibrante. Sa source d'inspiration ? Les graines et leur pouvoir de vie. En se passionnant pour cette matrice essentielle, alliée éternelle, petit joyau naturel, dont la force symbolique est intacte, la marque porte un cran plus loin son désir de découverte et son appétit pour la création. Les graines semblent de parfaites complices pour Memo : elles partagent le même goût pour la tribulation et le déplacement, qui est leur essence même. Elles voyagent pour semer la vie...
            ✒︎Kedu

            Notes olfactives : essence de pamplemousse, essence de néroli, essence de mandarine, absolu de maté, accord freesia, accord rose-pivoine d'iris, absolu sésame, musc blanc, mousse

            Il s'agit là d'un de ces eaux qui vous font instinctivement fermer les yeux pour vous plonger dans un ailleurs dès que vous percevez leurs effluves. De jolies notes fraîches portées par les agrumes, arrondies par un tapis de fleurs moelleuses et tendres, le tout légèrement relevé par le sésame qui est suggéré, nécessitant une fusion des sens. Une senteur à la fois familière, rassurante et déroutante.

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            Vous l'aurez compris à l'issu de cette revue/critique, je suis très enthousiaste vis-à-vis de ces propositions olfactives. J'ai absolument tout apprécié (un petit peu moins le French Leather, mais ce ne sont que mes goûts personnels qui ne me portent pas vers les accords cuir et la rose) avec un coup de cœur à la clé !
            Si je devez vous conseiller un ordre de découverte, d'accessibilité, ce serait comme suit :

          1. Inlé (essence de bergamote, essence d'armoise, essence de menthe, absolu d'osmanthus, absolu de jasmin, absolu de maté, essence de flouve, musc)
          2. Kedu (essence de pamplemousse, essence de néroli, essence de mandarine, absolu de maté, accord freesia, accord rose-pivoine d'iris, absolu sésame, musc blanc, mousse)
          3. African Leather (essence de bergamote, essence de cardamome, essence de safran, essence de cumin, absolu de géranium, essence de patchouli, accord oud, accord cuir, essence de vétiver, musc)
            A partir de là, il est beaucoup trop difficile d'établir une espèce de classement, chaque senteur devant être découverte par rapport à ses affinités, ses ressentis, ses désirs.
            J'espère en tout cas vous avoir donné envie d'en découvrir davantage et vous avoir fait voyager au travers de ces merveilles.

          9 juin 2019

          Ensevelie sous les livres — Mes lectures du mois (mai 2019)

            Autant le poser tout de suite : je n'ai jamais autant lu sur un mois de toute ma vie ! même lorsque j'étais en études de Lettres Modernes... Le besoin de m'évader était grand et mes lectures se reflètent un peu là-dedans... avec une pointe de férocité, due à la situation particulière de ces dernières semaines.


            Ainsi, je vous annonce quinze bouquins en présentation ! Ah oui, je ne vous avais pas menti.

          ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

            Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig, Editions Le Livre de Poche, 2019 — 😵

            Il y a beaucoup de livres, alors on va faire simple : une jeunesse prometteuse, un destin tragique, des vies brisées par l'Amour et la Folie. Je ne pouvais qu'adorer.

            "Femme, réveille-toi !" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2018 — 💪

            Un peu une base pour tout ce qui est féminisme, il me fallait le lire un jour où l'autre et j'ai trouvé cette lecture intéressante, elle m'aura donné envie d'en découvrir davantage sur cette femme. Plusieurs textes nous sont présentés et, ne la connaissant absolument pas, j'ai été surprise de découvrir qu'elle avait également des positions d'avant-garde sur le traitement des Noirs.

            Ni vues ni connues, Panthéon, Histoire, mémoire : où sont les femmes ?, Collectif Georgette Sand, coll. Hugo Doc, Les Simone, Editions Hugo Publishing / Pocket, 2019 — 😎

            Un ouvrage évidemment intéressant pour découvrir (ou redécouvrir) des femmes qui auraient marqué l'Histoire... si seulement on leur avait fait de la place ! Il traite de sujets malheureusement toujours d'actualité (certaines biographie ne datant que du siècle dernier et certaines femmes étant toujours en vie !) à savoir : l'invisibilisation ou encore le plafond de verre.
            Alors, oui, c'est un collectif féministe plutôt très actif qui en est à l'origine alors certaines tournures de phrases ne sont absolument pas neutres (personnellement, cela ne m'a pas dérangé, alors même que je ne partage pas toutes les idées de Georgette Sand, rien que ce nom représentant un non-sens total à mes yeux). Par contre, était-il nécessaire de ramener la fraise de Beyoncé autant de fois au fil des pages !?? Je ne trouve pas cet exemple toujours pertinent et ce n'est pas une figure féministe que j'aurais envie de suivre... ce qui ne tiens qu'à moi.
            En tout cas, je vous le recommande vivement. Le petit plus : d'autres femmes en lien avec les biographies sélectionnées nous sont proposées afin d'élargir un sujet, une thématique, un champ similaire et j'ai trouvé ça super pour en découvrir davantage.

            Un Hivernage dans les glaces, Jules Verne, coll. Librio Littérature, Editions J'ai Lu, 2016 — 🤠

            Une petite nouvelle d'aventure qui aura su m'embarquer de bout en bout ! Les personnages sont nombreux, certes, mais on s'y retrouve et Marie m'a bien plu avec sa force de caractère, pour l'époque. Je ne peux pas entrer davantage dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture, mais sachez qu'il y a des retournements de situation, de l'action et que vous allez passer un bon moment.

            Le Dernier chant d'Orphée, Robert Silverberg, coll. Hélios, Editions ActuSF, 2019 — 

            Les mythes me parlent toujours et j'aime bien m'y plonger de temps à autres. Ainsi, j'ai jeté mon dévolu sur cette écriture contemporaine du mythe d'Orphée qui était intéressante en insistant sur la valeur non-absolue du Temps et l'universalité des croyances humaines. Je pense qu'il peut s'agir d'une bonne approche des œuvres de l'Antiquité, puisque plus digeste, étant moins emplie de noms qui ne parlent pas forcément au néophyte qui ne saurait pas à quoi ils renvoient où quelles passerelles existent entre ces divers protagonistes et les actions dépeintes. Là, l'auteur nous accompagne tout de même relativement bien, en faisant une lecture tout à fait accessible.

            Eloge de la folie, Erasme, Editions Garnier Flammarion, 2016 — 🙉

            Le style risque de sembler désuet pour beaucoup, mais cette lecture fait un bien fou ! Elle permet de remettre l'église au centre du village et de souffler un bon coup sur les absurdités qui nous entoure, si nous dépassons les lignes. Ca tombait à pic pour ce que je traversais, tant ce texte reste d'actualité malgré les siècles écoulés.

            Polaris et autres nouvelles, Lovecraft, coll. Librio Imaginaire, Editions J'ai Lu, 2012 — 

            Je n'avais encore jamais rien lu de Lovecraft et, comme souvent, j'aime à commencer par des lectures de nouvelles. Ce qui en est ressorti : j'ai beaucoup plus apprécié les atmosphères et environnements dépeints que le fonds des histoires proposées. Je pense toutefois m'essayer à un écrit plus long, peut-être l'histoire pourra-t-elle davantage me captiver, puisque j'ai eu par deux fois une sensation de trop peu, avec "Polaris" mais surtout avec "Le Témoignage de Randolph Carter" que j'ai apprécié (mention également pour "Les Autres Dieux"). Ainsi, on aurait dit comme l'ébauche à plein d'aventures possibles dans des univers divers, mais rien de très abouti, à mon goût.

            Et si les chats disparaissaient du monde..., Genki Kawamura, Editions Fleuve / Pocket, 2018 — 😍

            Je vais y aller tout de go : je n'ai jamais autant pleuré en lisant quelque chose de ma vie. Voilà, merci, bonsoir.
            Le protagoniste est tout à fait attachant (et pas simplement parce qu'on sait qu'il va mourir, mais parce qu'il est profondément humain, avec ses qualités, ses défauts et tout le toutim) mais pas seulement ! Tous les personnages présents sont délicieux. L'humour est percutant, les situations peuvent raisonner en chacun et les disparitions opérées nous font tout à fait prendre conscience du confort dans lequel on vit et à quel point on peut compter dessus, ce que ça peut faire comme différence. Ainsi, j'ai pu ré-apprécier ma chance d'être dans une époque si facile pour beaucoup de choses, me rendant davantage compte que nos problèmes, nous nous les créons souvent bêtement.
            Un petit roman qui se dévore, véritable coup de cœur que je conseille à tous.

            Olympe de Gouges et autres femmes "révolutionnaires" en un clin d'œil !, Marie-Dominique Porée, coll. Petit Livre de Culture Générale, Editions First, 2019 — 💁‍♀️

            Suite à ma lecture de "Femme, réveille-toi !" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, j'ai eu envie d'en apprendre davantage sur cette femme et d'autres du même ordre, sans pour autant me lancer de suite dans une biographie. Grâce à ce petit livre bien fait, ce fut possible. Agréable à lire, il est une bonne entrée en matière sur une thématique et je pense à en découvrir d'autres de la même collection.

            La Sorcière rousse, précédé de La Coupe de cristal taillé, F. Scott Fitzgerald, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2018 — 💖

            Idem que pour Zweig, je ne vais pas m'étendre : c'est du Fitzgerald, j'aime Fitzgerald, j'aime la folie, le mystère, le fantastique, les déchirures en littérature donc c'était parfait. Magnétique et envoûtant.

            Petit éloge des séries télé, Martin Winckler, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2015 — 😐

             La seule raison qui a fait que j'ai été mitigée à la lecture de ce petit éloge, c'est que je ne connaissais pas ou ne partageais pas l'amour subjectif des séries préférées de l'auteur... Ainsi, je l'ai trouvé un peu excluant et ne je ne le recommanderais pas spécialement. Ca s'est lu rapidement, le style n'était pas désagréable, mais je n'en ai pas gardé grand chose...

            Beauté fatale, Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, Mona Chollet, coll. La Découverte / Poche, Editions La Découverte, 2015 — 😡

            On me l'avait recommandé lorsque j'étais plongée dans la lecture de son essai sur la figure de la sorcière, j'ai pu lire celui sur les injonctions liés à la beauté des femmes. Toujours intéressant, bien que moins neuf à mes yeux, ayant déjà travaillé sur le sujet au lycée ou dans des recherches universitaires. Le ton y est libre, volontiers ironique voir sarcastique et je pense ainsi qu'il ferait du bien à qui aurait besoin d'un coup de boost pour s'affranchir desdites injonctions.

            Les Furtifs, Alain Damasio, Editions La Volte, 2019 — 🤔

            Autant j'ai apprécié le fond, avec la société dépeinte, les animaux invisibles qu'on essaie de débusquer, de comprendre, d'étudier etc., autant j'ai eu beaucoup de mal avec la forme. Je comprends évidemment tout son intérêt stylistique et intrinsèque à l'œuvre, mais je suis beaucoup trop psychorigide avec la syntaxe pour l'apprécier (voilà pourquoi je n'ai jamais pu terminer les Calligrammes d'Apollinaire). Ainsi, il s'agit d'une lecture exigeante, nécessitant une concentration certaine, surtout par les très très (trop ?) nombreux jeux avec la langue, ses assonances, consonances, allitérations, anagrammes... c'est parfois trop envahissant et sans grand sens, à la limite de la branlette intellectuelle. Enfin, j'ai eu beaucoup de mal avec les trois-quarts des personnages, ne me sentant absolument pas proche d'eux, particulièrement des parents qui s'expriment comme des débiles lorsqu'il s'agit de leur fille — déjà que je ne supporte pas les enfants, mais alors leur phrasé me fatigue à un point... ce qui est pire lorsque des parents entrent dans ce jeu débilisant, plutôt que de vouloir remonter le niveau en montrant l'exemple, puisque ces mômes sont en apprentissage. Bref, les relations présentées ne me semblent pas spécialement crédibles, idéalisées (enfin, pour qui ?) et même presque contre la nature d'un personnage en particulier qui, à la fin de livre se retrouve dans un improbable couple avec une improbable situation alors que je ne me le figurait absolument pas comme ça, tout tendant à une liberté totale... un non-sens que je n'ai ni compris, ni apprécié, tout à fait artificiel.
            Je pense que vous l'aurez saisi : je ne vous recommande pas spécialement ce livre, le fond n'arrivant pas à couvrir la forme (avis totalement subjectif, j'en conviens) ou masquer des défauts de caractères de personnages principaux tout à fait agaçants.
            Le livre présente également une partie musicale, en collaboration avec Yan Péchin : Entrer dans la couleur.
            Forcément, je n'ai pas été touchée par tous les textes, puisque tirés du livre et certaines dictions n'ayant pas trouvé de résonance (je ne peux toutefois rien y redire, l'auteur interprétant lui-même ses écrits... c'est qu'il fallait donc les lire ainsi, étrangement). Côté composition musicale, je comprends ce qui a voulu être transfiguré et, même si je n'ai pas été sensible à toutes ces propositions, l'ensemble reste cohérent, avec des sons continus, qui raisonnent, sont chancelants, toujours en mutation.

          ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

            Cela fait ainsi deux articles que je ne veux pas vous donner mon avis sur cette trilogie, ayant voulu attendre de la terminer. C'est maintenant chose faite, et j'ai adoré !
            Le concept de base est déjà intéressant en soi : des humains dont la vie est théoriquement illimitée grâce une technologie de stockage pouvant être implantée et réimplantée dans de nouvelles enveloppes corporelles (synthétiques ou non). Mais je ne vais pas tout reprendre, je vous redirige vers la vidéo du Nexus VI qui en a fait une critique conjointe à la série Netflix (essentiellement sur le premier tome, donc).
            Mais ce que j'ai préféré, outre l'Univers gigantesque qui nous est esquissé — au travers de nombreuses planètes aux Histoires tumultueuses, avec des problématiques de colonisation, d'insurrections, de politiques douteuses, de mafias, de recherches militaires, de pauvreté, d'élitisme et j'en passe et des meilleurs —, ce sont les personnages, le protagoniste principal, Takeshi Kovacs en tête. Si nous sommes transportés dans des histoires, des intrigues mettant en scène des personnes surentraînées, à l'enveloppe améliorée etc., elles n'en reste pas moins humaines, avec leurs forces mais surtout leurs faiblesses et c'était tout à fait intéressant d'avoir ce petit côté psychologique présent au fil de la lecture, afin de pouvoir tout de même s'identifier un minimum aux personnages et se projeter dans les situations dépeintes. La toute-puissance n'existe pas, peu importe le camp et c'est ce qui nous tient en haleine.
            Enfin, le fait d'avoir injecté à cet univers une culture ancienne apparemment disparue et tout à fait énigmatique, celle de ceux que les Humains ont appelé "Martiens" est bienvenu, l'enrichissant tout en montrant que malgré nos avancées technologiques, nous sommes tout de même à la traîne et pas tant les maîtres des mondes connus que ça. — Toutefois, l'Homme reste quand même bien seul... et ma curiosité quant à ces Martiens reste grande, j'aurais souhaité en découvrir davantage, à l'image d'un tome deux qui nous en a dit plus long.
            Ceci étant posé, passons à chacun des romans brièvement.


            Carbone modifié, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018

            Je ne vais pas trop m'appesantir sur ce premier tome, puisque je vous ai laissé un lien qui en parle déjà. Pour mon avis personnel, l'ayant lu après avoir visionné la série Netflix du même nom, je n'ai pas été déçue mais il est vrai que ça m'a demandé plus d'effort d'immersion. Par contre, Ortega m'a plus agacée que dans la série, là où les autres personnages féminins ne m'ont posé aucun problème au fil de la trilogie.


            Anges déchus, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018 — 🛸

            Comme je l'ai rapidement esquissé plus haut, dans ce tome, nous sommes confronté à la civilisation martienne... jusque dans l'espace ! Un changement radical de situation par rapport au premier opus. J'ai toutefois eu une petite sensation de trop peu, non de déception mais de réel trop peu tant la civilisation approchée m'a intéressé... Une petite frustration nécessaire, puisque même les archéologues patauges en eaux troubles et beaucoup leur reste mystérieux.

            Furies déchaînées, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018 — 😏

            Des trois romans, je pense que celui-ci est mon préféré : beaucoup de personnages et de multiples intrigues, le tout rondement mené. Une profusion qui n'est nullement étouffante et, comme pour les précédents tomes, chaque protagoniste a une personnalité propre, il n'y a pas d'effet doublon, pas de caricatures inutiles et tout le monde est profondément humain, au fond, comme j'ai pu le détailler plus haut.
            Ici, il fut intéressant de constater les troubles liés à de nombreux réenveloppement : changement d'état d'esprit, dissolution de liens avec des Autres qui nous furent proches, perte de repères, questionnements, paranoïa etc.
            J'ai également trouvé que des trois, il était le plus romantique, ce qui m'a particulièrement parlé.

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            Dojoji, Yukio Mishima, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2017 — 😲

            Une jolie découverte. Cela fait un certain temps que je suis Antastesia sur les réseaux (je vous mets en lien son compte IG sur lequel elle est plutôt active) et elle parle fréquemment de littérature étrangère, notamment japonaise et notamment de Mishima. Comme dit plus haut, j'aime à découvrir un auteur via un recueil de ses nouvelles, s'il en existe et c'est ce que j'ai ainsi fait.
            Certaines touchantes par la pureté et l'absolu des sentiments, d'autres drôles, énigmatiques, toutes m'ont beaucoup plu, la fluidité de l'écriture les rendant accessibles à tous sans difficulté, même si, je tiens à le préciser, il faut faire un petit effort pour voir la poésie qu'il s'en dégage — j'entends par là que si vous n'êtes exclusivement qu'un lecteur passif, vous pouvez passer à côté de quelque chose de magique.

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              Encore dans ma PAL :
          • La Saga des quatre éléments, Tome 1 : Les Messagers des vents, Clélie Avit, coll. Le Livre de Poche, Editions du Masque, 2017
          • L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Cervantes, coll. Folio Classique, Editions Gallimard, 2008
          • King Kong Théorie, Virginie Despentes, coll. Le Livre de Poche, Editions Grasset, 2019
          • Le Maître du haut château, Philip K. Dick, Editions J'ai Lu, 2013
          • Les Carnets du sous-sol, Dostoïevski, coll. Babel, Editions Actes Sud, 1993
          • Idées reçues sur les grandes découvertes, Jean-Paul Duviols, Xavier de Castro, coll. Magellane poche, Editions Chandeigne, 2019
          • Bad Feminist, Roxane Gay, coll. Points Documents, Editions Points, 2019
          • Phare 23, Hugh Howey, coll. Le Livre de Poche, Editions Actes Sud, 2019
          • Le Mythe de la Grèce blanche, Histoire d'un rêve occidental, Philippe Jockey, coll. Alpha, Editions Belin, 2015
          • Les Enfants d'Athéna, Idées athéniennes sur la citoyenneté et la division des sexes, Nicole Loraux, coll. Essais, Editions Points, 2007
          • La Civilisation des odeurs, Robert Muchembled, coll. Texto, Editions Tallandier, 2019
              ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

                Comme vous l'avez constaté : je n'ai pas chômé ! Les mois suivants devraient être plus calmes en lectures, de gros morceaux m'attendant sagement dans ma pile à lire... mais je ne doute pas de l'intérêt de ces lectures !

              —xoxo

              25 mai 2019

              Pourquoi ai-je eu l'impression de devenir idiote à cause de mon job ?

                Vous le savez peut-être (ou pas), mais j'ai toujours été attirée par les lettres, les cultures diverses et ai toujours eu une soif d'apprendre certaine. Aussi, depuis mon enfance, je lis des choses pas forcément accessibles à tous mes camarades — par exemple, j'ai reçu comme cadeau de Noël, vers mes dix ans, une énorme encyclopédie sur l'Egypte ancienne et je l'ai absolument chéri, l'ayant toujours dans ma bibliothèque.
                Plus tard, j'ai été cette lycéenne qui choisissait les plus gros livres à lire en option, par rapport aux autres et encore un peu plus tard, je me suis lancée dans les Lettres Modernes et tous ces bouquins à assimiler...
                En gros : j'ai toujours été entourée de livres, presque davantage encore dans mes cursus d'Histoire de l'Art et d'Anthropologie et ça m'a fait tout drôle d'entrer dans la vie active... en ayant presque plus le temps de lire, puis en ne lisant plus du tout !

                Qu'on se comprenne bien : lire ou non n'a absolument aucun lien avec le fait d'être idiot ou non mais chez moi, pour ma petite personne propre, je ressentais un manque qui me pesait sur le moral. Autour de moi, les gens étaient impressionnés par mes lectures, et ça gonflait mon orgueil (autant que ça me fatiguait parce que non, la littérature russe, par exemple, n'est pas si difficile d'accès blablabla).
                Ainsi, pour moi qui ai fréquenté des personnes dans des milieux artistiques, j'ai été impressionnée par leur immense culture en cinéma ou en musique, de même pour d'autres personnes dans d'autres domaines dans lesquels je ne comprends strictement rien. Chacun son truc. Dans mon cas, ce sont les livres. Et je ne prenais plus le temps de lire, outre la période des beaux jours, sans trop savoir pourquoi.

                Et puis, l'hiver dernier, à la faveur d'un accident du travail, j'ai eu énormément de temps à tuer, coincée chez moi et me suis ainsi remise à lire avec avidité. Et à lire de tout ! Avec avidité ? Frénésie, plutôt, comme si je rattrapais un retard de quatre années. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis un moment. J'avais réellement la sensation d'être plus intelligente par cette accumulation de lectures. Mais pourquoi ? Pourquoi se sent-on aussi diminués lorsqu'on se détourne de ce qui nous est nécessaire ? Non, pourquoi se détourne-t-on de cela, en fait ?

                Le temps ? Une fausse excuse ! Lire un livre me prends moins de temps que de terminer une série sur Netflix, tout est question de choix.
                La paresse intellectuelle ? Il y aurait un peu de ça, comme si la fatigue d'un travail débilitant ne pouvait disparaître grâce à des mots... ce qui est pourtant tout à fait indiquer pour lutter contre un quotidien morose.
                Se sentir en décalage vis-à-vis des autres ? Voilà qui a joué, dans mon cas. Je n'étais pas entourée de personnes s'intéressants grandement à la culture de manière générale (mis à part le cinéma grand public et les séries Netflix), ce qui m'a quelque peu coupé dans mon élan, freiné dans mon rythme coutumier de lectures, de sorties pour courir les expositions (sur le long terme), ce cercle ne favorisant pas les échanges... Et puis j'ai finalement compris que je n'en avais rien à faire et que, tant pis, je me retrouvais seule dans ces univers, ce qui n'est pas grave. Je dois rester ma propre source d'impulsion.
                Normalement, je n'ai que faire de l'opinion mais là, je ne sais pas comment, j'ai été happée par un courant, ayant été certainement trop poreuse dans un environnement dans lequel les travailleurs dits "de terrain" sont constamment rabaissés, dans lequel mes collègues ne s'intéressaient majoritairement pas à la culture (pas même celle de leur propre pays, alors que ça aurait pu être une formidable source d'échanges), dans lequel le moral était souvent resté chez moi, ne me donnant pas envie de faire quoi que ce soit pour sortir de mon mal-être... sauf que tout ceci devenait un cercle vicieux : j'avais renoncé à une partie de moi, j'allais mal, je ne m'évadais plus, je n'apprenais plus d'une certaine manière, donc j'allais mal etc.

                Je pense que beaucoup se sont trouvés ou se trouvent actuellement dans le même cas pour certaines de ces raisons (ou d'autres encore) mais tout peut basculer : soyez votre propre source d'impulsion. En toute circonstance, peu importe ce qui doit s'y référer. Ne comptez que sur vous-même pour votre mieux-être : vous êtes le/la seul/e à vous connaître, après tout !

              —xoxo

              12 mai 2019

              "Lee Ufan. Habiter le temps"

                Il y a quelques jours, je me suis rendue à Metz afin de pouvoir apprécier cette exposition de l'artistique sud-coréen Lee Ufan, et je n'ai pas été déçue.


                J'ai pu le répéter quelques fois : je suis très critique envers l'art contemporain, n'y trouvant pas toujours mon compte, préférant souvent me concentrer sur l'aspect esthétique de l'œuvre plutôt que son supposé message (souvent surinterprété). Toutefois, j'ai pu suivre des cours d'Histoire de l'Art et ne suis pas totalement hermétique à toute forme contemporaine. Ainsi, je me suis laissée tenter par cette exposition qui me semblait revêtir un caractère sinon spirituel, sensoriel.
               

                Je me suis donc plongée dans les œuvres picturales qui m'ont particulièrement captivées, une certaine sérénité s'en dégageant grâce notamment aux effets de textures et, bien entendu, au travail de la couleur (ses travaux avec la couleur pourraient le montrer plus explicitement, les dégradés étant presque hypnotiques).
                C'est un Art serein qui nous est proposé, hors de tout et pourtant au centre d'une réflexion sur le monde qui nous entoure : de quoi sommes-nous entourés ? De vide ? Assurément non.


                J'ai été un peu moins sensible à ses travaux avec la pierre, même si j'ai parfaitement compris la démarche, qui reste intéressante. L'exception concerne l'œuvre que je vous présente ci-dessus, où la pierre et le coton sont comme en synergie et offrent un contraste de texture et de sensation qui m'a parlé (encore une fois : il faut se laisser happer par ce qu'il y a sous nos yeux et, étant une personne très sensorielle, ça m'est plutôt évident, l'Art peu ainsi avoir une grande emprise sur mes sens et mes émotions).
                Il y aurait également une deuxième exception, que je vous laisserai découvrir : une chambre à thé figurée en papier de riz, plantée au milieu de graviers, trois pierres en-dehors et une en-dedans.

                A la toute fin, il y a une interview de l'artiste qui nous est proposée et je vous la recommande, elle était tout à fait intéressante pour comprendre son travail et, alors que je ne m'étais absolument pas renseignée sur Lee Ufan (je ne le fais jamais, pour ne pas risquer de dénaturer mon ressenti face aux œuvres), j'ai réussi à cerner sa vision et tout à fait sens, naturellement. Pour lui, c'est le ressenti qui prime : "Mes tableaux sont simples. Tellement simples qu'il n'y a pas à les regarder"; plongez-vous dedans, laissez-vous envahir, ne surinterprétez pas.

              ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

                Ainsi, je vous recommande chaudement cette petite bulle hors du temps... paradoxalement, il faut être en-dehors, pour pouvoir l'habiter.

              Lee Ufan. Habiter le temps jusqu'au 30 septembre 2019 au Centre Pompidou-Metz
              ★★★★★
              —xoxo

              3 mai 2019

              Et si je redevenais régulière ? — Mes lectures du mois (avril 2019)

                Non, je n'ai toujours pas terminé de rattraper mon retard dans la présentation de mes lectures depuis le mois de décembre dernier, mais ça se fait petit à petit. Cela ne doit toutefois pas empêcher la bonne marche de "Mes lectures du mois" autrement, nous ne nous en sortirons jamais ! Ainsi, je suis prête pour le mois écoulé !


                Avant tout, une dernière chose : j'ai abandonné le système d'étoiles données, ne reflétant pas forcément la qualité d'une œuvre, mais l'intérêt qu'elle a eu sur moi. A la place, afin de faire davantage ressortir le côté subjectif de la chose, plutôt que de lâcher une pseudo note sans vous détailler les livres présentés (ce n'est pas le but, j'ai simplement envie de vous partager mes lectures, comme à des amis, sans entrer dans les détails), j'ai opté pour un petit emoji, le tout lancé sur Instagram.

              ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

                Je me tuerais pour vous, et autres nouvelles, F. Scott Fitzgerald, Editions Le Livre de Poche, 2017 — 💖

                Si vous êtes nouveaux ici ou si vous ne l'avez toujours pas compris : je suis une grande admiratrice du travail de Fitzgerald. Ainsi, c'est avec bonheur que je me suis délectée de ces nouvelles, regroupant des destins tragiques, des personnages de femmes énigmatiques, des situations absurdes... bref : un petit bijou qui vous plaira à coup sûr.

                Anges déchus, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018 — 🛸

                Comme pour le précédent, je n'en dirai rien tant que je n'aurai pas terminé la saga.

                Life Lessons from Remarkable WomenStylist, coll. Penguin Life, Editions Penguin Books, 2018 — 💁‍♀️

                Livre en anglais, certes, mais tout à fait accessible que j'ai décidé de ramener de mon séjour écossais afin de découvrir des femmes potentiellement inspirantes et je n'ai pas été déçue de ce côté-là. En effet, ce n'était pas tant pour le contenu (qui pourra toutefois en éclairer beaucoup, mais je connaissais déjà tout ceci et ne manque pas de confiance en moi ou de panache) que pour leurs auteures, toutes féminines, venant d'horizons divers que j'ai été interpellé par ce petit ouvrage... que je recommande à tous, quel que soit votre genre.
                Agréable à lire et bien fait en ce qu'il propose une courte biographie des auteures en toute fin, ce qui permet d'aller plus loin en nous plongeant dans les œuvres de ces personnes.

                Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie, coll. Librio Philosophie, Editions Flammarion, 2018 — 💪

                Un petit ouvrage que je recommande à tous ! Il ne peut faire que du bien pour secouer les consciences... pour peu qu'on aspire à mieux pour sa vie.

                Suivi de De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes, Benjamin Constant
                Discours autrement intéressant, mais je ne sais pas vraiment pourquoi l'avoir couplé avec celui de La Boétie. Il permet de parler de liberté et d'approcher d'autres thématiques à approfondir, dans une période de mutations politiques pour la France. Je l'ai ainsi abordé sur un plan plus historique que philosophique.

                Suivi de Le Loup et le Chien
                Amatrice de fables, celle-ci, courte, est édifiante et je vous enjoint à la découvrir, elle pourrait en inspirer quelques-uns.

                Pourquoi sont-ils entrés dans l'Histoire ?, Stéphane Berne, Editions Albin Michel, 2019 — 😀

                Il n'est pas rare que je me tourne vers ce type d'ouvrage présentant de manière succincte des personnages ou des moments particuliers de l'Histoire. Mises bout à bout, toutes ces bribes de culture, de petites histoires façonnant la grande donnent un ensemble rafraîchissant et participent à la mémorisation sans effort de ce qui compose l'Histoire de l'Humanité.
                Je peux ainsi tout à fait vous recommander celui-ci, mais peut-être en attendant sa réédition en poche (si elle se fait), vous conseillant plutôt de mettre le prix dans un ouvrage vous présentant moins de personnages mais de façon plus détaillée ou de moments historiques plutôt que de cent personnalités dont une bonne partie donnerait envie de se plonger davantage dans le contexte de son époque.

                La Princesse de Montpensier suivi de La Comtesse de Tende, Madame de Lafayette, coll. Librio, Editions Flammarion, 2017 — 👸🏻

                La violence des passions est tout bonnement incroyable ! Ces lectures ont été enthousiasmantes, mais je ne pense pas qu'elles raisonnent en un large public contemporain... Toutefois, les amateurs de théâtre pourront sûrement être conquis, l'écriture de Madame de Lafayette étant proche de cet Art — en ce sens que les passions sont exacerbées, les personnages grandiloquents, l'emphase presque de rigueur. J'ai hâte d'en découvrir davantage !

                Les Caprices de Marianne, suivi d'On ne badine pas avec l'amour, Musset, coll. Librio, Editions Flammarion, 2019 — 😍

                Ca faisait bien longtemps que je ne m'étais pas plongé dans la lecture de pièces de théâtre et j'en avais presque oublié à quel point j'aimais ça ! L'ironie, le sarcasme, la moquerie, l'exaltation des sentiments, des passions, tout y est. Musset est un dramaturge que j'aime beaucoup et j'ai ainsi dévoré ces deux pièces, avec une petite préférence pour On ne badine pas avec l'amour.

              ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

                  Encore dans ma PAL :
              • La Saga des quatre éléments, Tome 1 : Les Messagers des vents, Clélie Avit, coll. Le Livre de Poche, Editions du Masque, 2017
              • L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Cervantes, coll. Folio Classique, Editions Gallimard, 2008
              • Les Furies, Alain Damasio, Editions La Volte, 2019
              • Le Maître du haut château, Philip K. Dick, Editions J'ai Lu, 2013
              • Eloge de la folie, Erasme, Editions Garnier Flammarion, 2016
              • "Femme, réveille-toi !" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, coll. Folio, Editions Gallimard, 2018
              • Furies déchaînées, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018
              • Le Dernier chant d'Orphée, Robert Silverberg, coll. Hélios, Editions ActuSF, 2019
              • Un Hivernage dans les glaces, Jules Verne, coll. Librio Littérature, Editions J'ai Lu, 2016
              • Ni vues ni connues, Collectif Georgette Sand, Editions Pocket, 2019
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                    Voyez que j'ai tout de même eu encore quelques lectures ce dernier mois... et que ma pile à lire est encore plus conséquente qu'avant ! Il va falloir mettre les bouchées doubles ! Mais étrangement, je suis contente de crouler sous les lectures, cela me rappelle mes études de lettres et ça me rassure de trouver un peu plus de temps que ces dernières années pour pouvoir lire... j'ai l'impression de regagner légèrement la culture que je pensais avoir perdu... ce qui serait un bon sujet d'article, tiens !

                  —xoxo