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21 janvier 2020

"Pierre et Gilles, La Fabrique des idoles"

  Cela fait déjà un sacré moment que je vous avez fait un retour sur les dernières expositions parcourues... Un trop long moment ! Moi qui pensais avoir beaucoup plus le temps de courir d'expositions en expositions, je me suis laissée emporter par ma brève aventure estivale, divers maladies et un peu de déprime... Mais c'est terminé ! On se remet en selle !


  Quoi de mieux pour cette reprise que de partir pour un univers enchanteur, coloré et musical ? Cela fait des années que j'apprécie énormément ce duo photographe/peintre : Pierre et Gilles ; il me tardait donc de pouvoir me promener au milieu de leurs délicieuses créations.

∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

  ✒Strass et paillettes

  Dans cette fabrique des idoles, on va forcément pouvoir déambuler dans des salles éclairées par des boules disco, admirer les œuvres adossées sur des murs scintillants, l'ensemble paraît féerique, obsédant, étourdissant et hypnotique, de quoi se laisser happer par ces portraits non moins féeriques, obsédants, étourdissants ou hypnotiques.


  Egalement partie intégrante du tableau : le cadre. Chacun est pensé pour souligner l'œuvre, rendre compte de l'ambiance créée, de l'univers de l'idole.

  ✒Scénographie

  Plusieurs atmosphères sont donc composées ; les débuts, simples et efficaces, les compositions pour des vinyles, la France, l'univers urbain, la religiosité, la mythologie, le côté ange ou démon... mais également deux scènes ont été mises en place : un autel à la culture pop, celle du clip avec abondance de détails ainsi qu'une autre faisant référence à une "chambre de fan", à la gloire de Sylvie Vartan.
  Une très bonne idée pour comprendre d'où sont puisées les inspirations des artistes, ce que vient compléter une projection en sous-sol montrant le processus créatif pour le tableau "Le petit roi" immortalisant Eddy de Pretto.


  ✒Une playlist sur mesure

  Tout au long de l'exposition, il est possible d'écouter la sélection musicale que le duo d'artistes a spécialement arrangé pour l'occasion (à retrouver sur Spotify). En effet, à côté de chacun des tableaux se trouve un nombre que nous pouvons entrer sur le boitier de "l'audio-guide" qui nous est proposé à l'entrée afin de pouvoir s'ambiancer ou pénétrer l'œuvre qui nous fait face. Soit qu'il s'agit de la personne que nous avons devant les yeux (ainsi, nous pouvons apprécier un "Hello Bitches" de CL le plus tranquillement du monde), soit de l'idée ou de l'allégorie représentée ("Douce France", par exemple). Un mélange hétéroclite et réussi !

  ✒Ma préférence à moi

  Personnellement, ce que je préfère dans le travail de Pierre et Gilles, ce sont les allégories religieuses ou les références à ce thème. Aussi, mieux que mille mots, je vous ai sélectionné trois tableaux, trois univers différents.


∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

  Cette fois-ci, vous avez encore le temps d'y assister, je ne m'y suis pas prise à la dernière minute ! alors n'hésitez pas, vous allez passer un très bon moment.

✒Pierre et Gilles, La Fabrique des idoles jusqu'au 23 février 2020 au Musée de la musique / Cité de la musique - Philarmonie de Paris (Paris)
✒Tarifs
—xoxo

9 juin 2019

Ensevelie sous les livres — Mes lectures du mois (mai 2019)

  Autant le poser tout de suite : je n'ai jamais autant lu sur un mois de toute ma vie ! même lorsque j'étais en études de Lettres Modernes... Le besoin de m'évader était grand et mes lectures se reflètent un peu là-dedans... avec une pointe de férocité, due à la situation particulière de ces dernières semaines.


  Ainsi, je vous annonce quinze bouquins en présentation ! Ah oui, je ne vous avais pas menti.

∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

  Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Stefan Zweig, Editions Le Livre de Poche, 2019 — 😵

  Il y a beaucoup de livres, alors on va faire simple : une jeunesse prometteuse, un destin tragique, des vies brisées par l'Amour et la Folie. Je ne pouvais qu'adorer.

  "Femme, réveille-toi !" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2018 — 💪

  Un peu une base pour tout ce qui est féminisme, il me fallait le lire un jour où l'autre et j'ai trouvé cette lecture intéressante, elle m'aura donné envie d'en découvrir davantage sur cette femme. Plusieurs textes nous sont présentés et, ne la connaissant absolument pas, j'ai été surprise de découvrir qu'elle avait également des positions d'avant-garde sur le traitement des Noirs.

  Ni vues ni connues, Panthéon, Histoire, mémoire : où sont les femmes ?, Collectif Georgette Sand, coll. Hugo Doc, Les Simone, Editions Hugo Publishing / Pocket, 2019 — 😎

  Un ouvrage évidemment intéressant pour découvrir (ou redécouvrir) des femmes qui auraient marqué l'Histoire... si seulement on leur avait fait de la place ! Il traite de sujets malheureusement toujours d'actualité (certaines biographie ne datant que du siècle dernier et certaines femmes étant toujours en vie !) à savoir : l'invisibilisation ou encore le plafond de verre.
  Alors, oui, c'est un collectif féministe plutôt très actif qui en est à l'origine alors certaines tournures de phrases ne sont absolument pas neutres (personnellement, cela ne m'a pas dérangé, alors même que je ne partage pas toutes les idées de Georgette Sand, rien que ce nom représentant un non-sens total à mes yeux). Par contre, était-il nécessaire de ramener la fraise de Beyoncé autant de fois au fil des pages !?? Je ne trouve pas cet exemple toujours pertinent et ce n'est pas une figure féministe que j'aurais envie de suivre... ce qui ne tiens qu'à moi.
  En tout cas, je vous le recommande vivement. Le petit plus : d'autres femmes en lien avec les biographies sélectionnées nous sont proposées afin d'élargir un sujet, une thématique, un champ similaire et j'ai trouvé ça super pour en découvrir davantage.

  Un Hivernage dans les glaces, Jules Verne, coll. Librio Littérature, Editions J'ai Lu, 2016 — 🤠

  Une petite nouvelle d'aventure qui aura su m'embarquer de bout en bout ! Les personnages sont nombreux, certes, mais on s'y retrouve et Marie m'a bien plu avec sa force de caractère, pour l'époque. Je ne peux pas entrer davantage dans les détails pour ne pas vous gâcher la lecture, mais sachez qu'il y a des retournements de situation, de l'action et que vous allez passer un bon moment.

  Le Dernier chant d'Orphée, Robert Silverberg, coll. Hélios, Editions ActuSF, 2019 — ⚡

  Les mythes me parlent toujours et j'aime bien m'y plonger de temps à autres. Ainsi, j'ai jeté mon dévolu sur cette écriture contemporaine du mythe d'Orphée qui était intéressante en insistant sur la valeur non-absolue du Temps et l'universalité des croyances humaines. Je pense qu'il peut s'agir d'une bonne approche des œuvres de l'Antiquité, puisque plus digeste, étant moins emplie de noms qui ne parlent pas forcément au néophyte qui ne saurait pas à quoi ils renvoient où quelles passerelles existent entre ces divers protagonistes et les actions dépeintes. Là, l'auteur nous accompagne tout de même relativement bien, en faisant une lecture tout à fait accessible.

  Eloge de la folie, Erasme, Editions Garnier Flammarion, 2016 — 🙉

  Le style risque de sembler désuet pour beaucoup, mais cette lecture fait un bien fou ! Elle permet de remettre l'église au centre du village et de souffler un bon coup sur les absurdités qui nous entoure, si nous dépassons les lignes. Ca tombait à pic pour ce que je traversais, tant ce texte reste d'actualité malgré les siècles écoulés.

  Polaris et autres nouvelles, Lovecraft, coll. Librio Imaginaire, Editions J'ai Lu, 2012 — ⛰

  Je n'avais encore jamais rien lu de Lovecraft et, comme souvent, j'aime à commencer par des lectures de nouvelles. Ce qui en est ressorti : j'ai beaucoup plus apprécié les atmosphères et environnements dépeints que le fonds des histoires proposées. Je pense toutefois m'essayer à un écrit plus long, peut-être l'histoire pourra-t-elle davantage me captiver, puisque j'ai eu par deux fois une sensation de trop peu, avec "Polaris" mais surtout avec "Le Témoignage de Randolph Carter" que j'ai apprécié (mention également pour "Les Autres Dieux"). Ainsi, on aurait dit comme l'ébauche à plein d'aventures possibles dans des univers divers, mais rien de très abouti, à mon goût.

  Et si les chats disparaissaient du monde..., Genki Kawamura, Editions Fleuve / Pocket, 2018 — 😍

  Je vais y aller tout de go : je n'ai jamais autant pleuré en lisant quelque chose de ma vie. Voilà, merci, bonsoir.
  Le protagoniste est tout à fait attachant (et pas simplement parce qu'on sait qu'il va mourir, mais parce qu'il est profondément humain, avec ses qualités, ses défauts et tout le toutim) mais pas seulement ! Tous les personnages présents sont délicieux. L'humour est percutant, les situations peuvent raisonner en chacun et les disparitions opérées nous font tout à fait prendre conscience du confort dans lequel on vit et à quel point on peut compter dessus, ce que ça peut faire comme différence. Ainsi, j'ai pu ré-apprécier ma chance d'être dans une époque si facile pour beaucoup de choses, me rendant davantage compte que nos problèmes, nous nous les créons souvent bêtement.
  Un petit roman qui se dévore, véritable coup de cœur que je conseille à tous.

  Olympe de Gouges et autres femmes "révolutionnaires" en un clin d'œil !, Marie-Dominique Porée, coll. Petit Livre de Culture Générale, Editions First, 2019 — 💁‍♀️

  Suite à ma lecture de "Femme, réveille-toi !" Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, j'ai eu envie d'en apprendre davantage sur cette femme et d'autres du même ordre, sans pour autant me lancer de suite dans une biographie. Grâce à ce petit livre bien fait, ce fut possible. Agréable à lire, il est une bonne entrée en matière sur une thématique et je pense à en découvrir d'autres de la même collection.

  La Sorcière rousse, précédé de La Coupe de cristal taillé, F. Scott Fitzgerald, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2018 — 💖

  Idem que pour Zweig, je ne vais pas m'étendre : c'est du Fitzgerald, j'aime Fitzgerald, j'aime la folie, le mystère, le fantastique, les déchirures en littérature donc c'était parfait. Magnétique et envoûtant.

  Petit éloge des séries télé, Martin Winckler, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2015 — 😐

   La seule raison qui a fait que j'ai été mitigée à la lecture de ce petit éloge, c'est que je ne connaissais pas ou ne partageais pas l'amour subjectif des séries préférées de l'auteur... Ainsi, je l'ai trouvé un peu excluant et ne je ne le recommanderais pas spécialement. Ca s'est lu rapidement, le style n'était pas désagréable, mais je n'en ai pas gardé grand chose...

  Beauté fatale, Les nouveaux visages d'une aliénation féminine, Mona Chollet, coll. La Découverte / Poche, Editions La Découverte, 2015 — 😡

  On me l'avait recommandé lorsque j'étais plongée dans la lecture de son essai sur la figure de la sorcière, j'ai pu lire celui sur les injonctions liés à la beauté des femmes. Toujours intéressant, bien que moins neuf à mes yeux, ayant déjà travaillé sur le sujet au lycée ou dans des recherches universitaires. Le ton y est libre, volontiers ironique voir sarcastique et je pense ainsi qu'il ferait du bien à qui aurait besoin d'un coup de boost pour s'affranchir desdites injonctions.

  Les Furtifs, Alain Damasio, Editions La Volte, 2019 — 🤔

  Autant j'ai apprécié le fond, avec la société dépeinte, les animaux invisibles qu'on essaie de débusquer, de comprendre, d'étudier etc., autant j'ai eu beaucoup de mal avec la forme. Je comprends évidemment tout son intérêt stylistique et intrinsèque à l'œuvre, mais je suis beaucoup trop psychorigide avec la syntaxe pour l'apprécier (voilà pourquoi je n'ai jamais pu terminer les Calligrammes d'Apollinaire). Ainsi, il s'agit d'une lecture exigeante, nécessitant une concentration certaine, surtout par les très très (trop ?) nombreux jeux avec la langue, ses assonances, consonances, allitérations, anagrammes... c'est parfois trop envahissant et sans grand sens, à la limite de la branlette intellectuelle. Enfin, j'ai eu beaucoup de mal avec les trois-quarts des personnages, ne me sentant absolument pas proche d'eux, particulièrement des parents qui s'expriment comme des débiles lorsqu'il s'agit de leur fille — déjà que je ne supporte pas les enfants, mais alors leur phrasé me fatigue à un point... ce qui est pire lorsque des parents entrent dans ce jeu débilisant, plutôt que de vouloir remonter le niveau en montrant l'exemple, puisque ces mômes sont en apprentissage. Bref, les relations présentées ne me semblent pas spécialement crédibles, idéalisées (enfin, pour qui ?) et même presque contre la nature d'un personnage en particulier qui, à la fin de livre se retrouve dans un improbable couple avec une improbable situation alors que je ne me le figurait absolument pas comme ça, tout tendant à une liberté totale... un non-sens que je n'ai ni compris, ni apprécié, tout à fait artificiel.
  Je pense que vous l'aurez saisi : je ne vous recommande pas spécialement ce livre, le fond n'arrivant pas à couvrir la forme (avis totalement subjectif, j'en conviens) ou masquer des défauts de caractères de personnages principaux tout à fait agaçants.
  Le livre présente également une partie musicale, en collaboration avec Yan Péchin : Entrer dans la couleur.
  Forcément, je n'ai pas été touchée par tous les textes, puisque tirés du livre et certaines dictions n'ayant pas trouvé de résonance (je ne peux toutefois rien y redire, l'auteur interprétant lui-même ses écrits... c'est qu'il fallait donc les lire ainsi, étrangement). Côté composition musicale, je comprends ce qui a voulu être transfiguré et, même si je n'ai pas été sensible à toutes ces propositions, l'ensemble reste cohérent, avec des sons continus, qui raisonnent, sont chancelants, toujours en mutation.

∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

  Cela fait ainsi deux articles que je ne veux pas vous donner mon avis sur cette trilogie, ayant voulu attendre de la terminer. C'est maintenant chose faite, et j'ai adoré !
  Le concept de base est déjà intéressant en soi : des humains dont la vie est théoriquement illimitée grâce une technologie de stockage pouvant être implantée et réimplantée dans de nouvelles enveloppes corporelles (synthétiques ou non). Mais je ne vais pas tout reprendre, je vous redirige vers la vidéo du Nexus VI qui en a fait une critique conjointe à la série Netflix (essentiellement sur le premier tome, donc).
  Mais ce que j'ai préféré, outre l'Univers gigantesque qui nous est esquissé — au travers de nombreuses planètes aux Histoires tumultueuses, avec des problématiques de colonisation, d'insurrections, de politiques douteuses, de mafias, de recherches militaires, de pauvreté, d'élitisme et j'en passe et des meilleurs —, ce sont les personnages, le protagoniste principal, Takeshi Kovacs en tête. Si nous sommes transportés dans des histoires, des intrigues mettant en scène des personnes surentraînées, à l'enveloppe améliorée etc., elles n'en reste pas moins humaines, avec leurs forces mais surtout leurs faiblesses et c'était tout à fait intéressant d'avoir ce petit côté psychologique présent au fil de la lecture, afin de pouvoir tout de même s'identifier un minimum aux personnages et se projeter dans les situations dépeintes. La toute-puissance n'existe pas, peu importe le camp et c'est ce qui nous tient en haleine.
  Enfin, le fait d'avoir injecté à cet univers une culture ancienne apparemment disparue et tout à fait énigmatique, celle de ceux que les Humains ont appelé "Martiens" est bienvenu, l'enrichissant tout en montrant que malgré nos avancées technologiques, nous sommes tout de même à la traîne et pas tant les maîtres des mondes connus que ça. — Toutefois, l'Homme reste quand même bien seul... et ma curiosité quant à ces Martiens reste grande, j'aurais souhaité en découvrir davantage, à l'image d'un tome deux qui nous en a dit plus long.
  Ceci étant posé, passons à chacun des romans brièvement.


  Carbone modifié, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018

  Je ne vais pas trop m'appesantir sur ce premier tome, puisque je vous ai laissé un lien qui en parle déjà. Pour mon avis personnel, l'ayant lu après avoir visionné la série Netflix du même nom, je n'ai pas été déçue mais il est vrai que ça m'a demandé plus d'effort d'immersion. Par contre, Ortega m'a plus agacée que dans la série, là où les autres personnages féminins ne m'ont posé aucun problème au fil de la trilogie.


  Anges déchus, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018 — 🛸

  Comme je l'ai rapidement esquissé plus haut, dans ce tome, nous sommes confronté à la civilisation martienne... jusque dans l'espace ! Un changement radical de situation par rapport au premier opus. J'ai toutefois eu une petite sensation de trop peu, non de déception mais de réel trop peu tant la civilisation approchée m'a intéressé... Une petite frustration nécessaire, puisque même les archéologues patauges en eaux troubles et beaucoup leur reste mystérieux.

  Furies déchaînées, Richard Morgan, coll. Bragelonne SF, Editions Bragelonne, 2018 — 😏

  Des trois romans, je pense que celui-ci est mon préféré : beaucoup de personnages et de multiples intrigues, le tout rondement mené. Une profusion qui n'est nullement étouffante et, comme pour les précédents tomes, chaque protagoniste a une personnalité propre, il n'y a pas d'effet doublon, pas de caricatures inutiles et tout le monde est profondément humain, au fond, comme j'ai pu le détailler plus haut.
  Ici, il fut intéressant de constater les troubles liés à de nombreux réenveloppement : changement d'état d'esprit, dissolution de liens avec des Autres qui nous furent proches, perte de repères, questionnements, paranoïa etc.
  J'ai également trouvé que des trois, il était le plus romantique, ce qui m'a particulièrement parlé.

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  Dojoji, Yukio Mishima, coll. Folio 2€, Editions Gallimard, 2017 — 😲

  Une jolie découverte. Cela fait un certain temps que je suis Antastesia sur les réseaux (je vous mets en lien son compte IG sur lequel elle est plutôt active) et elle parle fréquemment de littérature étrangère, notamment japonaise et notamment de Mishima. Comme dit plus haut, j'aime à découvrir un auteur via un recueil de ses nouvelles, s'il en existe et c'est ce que j'ai ainsi fait.
  Certaines touchantes par la pureté et l'absolu des sentiments, d'autres drôles, énigmatiques, toutes m'ont beaucoup plu, la fluidité de l'écriture les rendant accessibles à tous sans difficulté, même si, je tiens à le préciser, il faut faire un petit effort pour voir la poésie qu'il s'en dégage — j'entends par là que si vous n'êtes exclusivement qu'un lecteur passif, vous pouvez passer à côté de quelque chose de magique.

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    Encore dans ma PAL :
  • La Saga des quatre éléments, Tome 1 : Les Messagers des vents, Clélie Avit, coll. Le Livre de Poche, Editions du Masque, 2017
  • L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, Cervantes, coll. Folio Classique, Editions Gallimard, 2008
  • King Kong Théorie, Virginie Despentes, coll. Le Livre de Poche, Editions Grasset, 2019
  • Le Maître du haut château, Philip K. Dick, Editions J'ai Lu, 2013
  • Les Carnets du sous-sol, Dostoïevski, coll. Babel, Editions Actes Sud, 1993
  • Idées reçues sur les grandes découvertes, Jean-Paul Duviols, Xavier de Castro, coll. Magellane poche, Editions Chandeigne, 2019
  • Bad Feminist, Roxane Gay, coll. Points Documents, Editions Points, 2019
  • Phare 23, Hugh Howey, coll. Le Livre de Poche, Editions Actes Sud, 2019
  • Le Mythe de la Grèce blanche, Histoire d'un rêve occidental, Philippe Jockey, coll. Alpha, Editions Belin, 2015
  • Les Enfants d'Athéna, Idées athéniennes sur la citoyenneté et la division des sexes, Nicole Loraux, coll. Essais, Editions Points, 2007
  • La Civilisation des odeurs, Robert Muchembled, coll. Texto, Editions Tallandier, 2019
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        Comme vous l'avez constaté : je n'ai pas chômé ! Les mois suivants devraient être plus calmes en lectures, de gros morceaux m'attendant sagement dans ma pile à lire... mais je ne doute pas de l'intérêt de ces lectures !

      —xoxo

      2 avril 2019

      We're back from Scotland!

        Je vous ai très récemment proposé un article concernant la préparation d'un petit séjour en Ecosse, prenant pour prétexte le passage du groupe Panic! At The Disco à Glasgow. Aussi, je vais directement commencer par ça, puisque ce n'est pas le propos de fond ici.

      ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

        Le concert était une nouvelle fois dément (j'ai pu assister à celui de Paris, quelques jours plus tôt), la voix de Brendon Urie (le chanteur et seul membre rescapé de la formation d'origine) allant chercher des notes extraordinaires tout à long du show. Il n'y a rien à redire là-dessus : l'homme se dépense et est un réel showman ! toutefois, nous l'avons trouvé très largement moins bavard avec le public écossais que français, sûrement que ce premier était un peu plus froid... j'entends par là qu'il était tout à fait réceptif, participait, chantait et criais comme le notre, mais la fosse semblait beaucoup plus statique, c'était un peu particulier...
        En tout cas, le fait qu'il s'agissait là d'une arena (et non d'un zenith, comme à Paris) a donné plus de place à la scénographie avec des trappes, un piano qui descendait du plafond etc.


        Enfin, gros bémol à l'organisation qui a pris un temps fou à faire entrer le public. Résultat : nous avons loupé la première partie, ce qui n'était pas si grave pour nous, mais inadmissible quand on paye son ticket pour avoir accès à tout un show, les première et deuxième partie incluses.

      ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

        Maintenant que les émotions du concert sont passées, concentrons-nous sur le séjour, avec le Airbnb en premier lieu.
        Le rapport qualité/prix était tout à fait correct en divisant la note par deux, il recelait tout le nécessaire : cuisine et salle de bain équipées ainsi que l'accès au wifi. De plus, pour les voyageurs distraits, des adaptateurs pour vos prises sont mis à disposition, ce qui est tout à fait appréciable. Quand aux hôtes, Ian et Veronica, ils sont tout à fait réactifs aux messages et disponibles en cas de besoin, il n'y a donc rien à redire.
        Le secteur est également pas mal, globalement calme, proche de nombreux pubs et fast food, un Lidl faisant face à l'appartement et de nombreux bus desservant vers le centre ville se trouvant à proximité. Il y a également un joli parc (Queen's Park) à une dizaine de minutes de là.


        Petite note concernant les transports : il est possible que les bus partent en avance... ce qui n'était pas spécialement dérangeant pour nous, puisqu'il y en avait systématiquement un autre cinq minutes plus tard pour le centre ville. D'ailleurs, chose très pratique, il y a une App disponible (simpliCITY) afin d'acheter ses tickets; il n'y a plus qu'à scanner le QR code une fois dans le bus, pour un prix de £4.50 la journée.
        Enfin, concernant les trains, faites également attention car nous sommes tombées sur une journée sans desserte sur une ligne et aucune information n'a été communiquée à ce sujet; rien en gare, rien sur les panneaux lumineux (qui étaient éteints, pour le coup), que dalle, walou.

      ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

        ✒︎Glasgow

        Comme prévu, ce n'était pas là qu'il y avait le plus à voir pour notre binôme, mais nous en aurons profité tout de même.
        Pas de chance pour cette première matinée : la pluie et, surtout, le vent étaient de la partie ! Nous nous sommes rendues à la cathédrale Saint Mungo qui est tout à fait charmante avec son plafond tout en bois (chose apparemment fréquente) et ses vitraux figurants notamment un Adam et une Eve qui m'auront fait grande impression. Assurément un lieu à parcourir, jouxtant la nécropole de la ville qui, elle, par contre, m'aura quelque peu déçue. En fait, sa situation sur une butte la rend intéressante (pour le point de vue), mais il y a tellement de grosses pierres tombales et de gros monuments, tous si bien alignés qu'on pourrait se croire dans une foire pour choisir les apparats de sa dernière demeure. En redescendant, nous avons profité du petit musée gratuit dédié aux religions pour nous sécher et nous réchauffer un peu (passable).


        Plus de chance : l'après-midi, la pluie s'est arrêtée (pas le vent) et nous sommes alors parties pour l'Université de Glasgow, visiter le cloître ainsi que le musée, qui s'est trouvé être assez intéressant dans sa collection anatomique. Malheureusement, nous n'avons pas pu tout faire (nous avons eu le temps de parcourir une exposition dans une galerie voisine, proche de la bibliothèque, assez sympa), les bâtiments fermant relativement tôt. A refaire lors d'une prochaine visite, donc.


        Une petite parenthèse sur l'exposition en question : Hand drawn action packed.
        Contemporaine mais suffisamment diversifiée pour que chacun y trouve son compte, les œuvres présentées sauront parler à ne serait-ce qu'une personne et j'ai personnellement pu découvrir un artiste, Marcel Dzama, qui a un univers qui a tout de suite su attraper mon attention.
        Un joli petit moment pour s'ouvrir à l'Art contemporain (qui, la plupart d'entre vous le sait, n'est pas ma forme d'art plastique favorite).


        ✒︎Edimbourg

        Amoureux des vieilles pierres, vous allez être comblés. La vieille ville est tout à fait agréable mais se fait beaucoup plus touristique, ce qui peut être un peu fatigant dans des passages étroits où ces crét... pardon, où ces gens n'avancent qu'en faisant du sur place ou dans les petites boutiques où il est difficile de circuler.
        Une fois arrivées, nous avons entrepris de gagner The Elephant House, plus pour le clin d'œil à la naissance d'Harry Potter (dont mon binôme est fan) que la nourriture. Tout près de là, se trouve le cimetière Greyfriars Kirkyard, assez petit, mais aussi charmant que peut l'être un cimetière, avec une jolie vue sur le château, tout proche.


        Château de Mary Stuart qui fut donc notre prochaine et dernière destination. Une fois grimpée la colline et les frais d'entrée payés, nous avons parcouru le chemin nous conduisant aux joyaux et trésors écossais, après un rapide retour sur la naissance et le cours de la royauté dans le pays (toujours intéressant à qui veut se pencher dessus ou n'y connait rien). Une fois les "Oh !" et les "Ah !" poussés, nous pouvons regagner des appartements joliment ornementés, bien plus simples que ceux dont nous avons l'habitude en France, mais aussi luxueux par le travail des matériaux choisis (encore une fois : beaucoup de bois).


        Nous avons ensuite traversé quelques lieux, étant arrivées trop sur le tard pour nous perdre dans des musées pas forcément intéressant à nos yeux et avons profité de la vue sur la ville, ainsi que des vieilles pierres chères à mon binôme. (Au final : un peu cher pour ce que nous avons fait, mais un must pour qui veut tout voir.)


        Avant de retourner sur Glasgow, nous avons flâné dans cette agréable cité et n'avons évidemment pas regretté le déplacement.

        ✒︎En remontant dans la "campagne"

        Initialement, nous aurions aimé profiter d'Inverness et du Loch Ness, mais force était de constater que le temps jouait contre nous sur une journée (cela aurait été bien trop court et bien trop cher pour si peu de temps). Aussi, nous avons plutôt opté pour la campagne au-dessus d'Edimbourg, j'ai trouvé une alternative avec la ville de Dunkeld où se trouve une ravissante (et vieille) cathédrale, longée par la Tay, un cadre tout à fait charmant.
        Avant de rejoindre ce lieu, nous avons dû opérer un changement à Perth et troquer le train contre le bus (attention, il y a plusieurs stations de bus et il s'agit de celle en centre ville pour se rendre à Dunkeld). Là, il n'y avait pas grand chose à découvrir, le tour fut fait, mais rien de marquant.
        Après quelques péripéties, nous nous sommes rendues chez Howies Bistro pour grignoter un petit quelque chose. Hahaha ! la bonne blague ! J'ai personnellement opté pour des frites, du pain à l'ail et un donut et... je me suis retrouver avec une bonne portion de frites, quatre bonnes tranches de baguettes bien beurrées et assaisonnées mais surtout : trois énormes espèces de bugnes en forme de boule. Alors, tout était délicieux, je ne peux que recommander chaudement, mais gare aux portions ! On a eu du mal à finir, avons dû emporter deux de nos donuts et n'avons pu les finir le lendemain, malheureusement, étant devenu trop durs... Pour le prix (les deux premiers étant des "sides", à moins de £3, tout comme le dessert), nous ne nous étions absolument pas attendues à si copieux et bon !


        La panse pleine, direction la cathédrale, donc ! Comme précédemment esquissé, pour l'atteindre, il faut emprunter une petite rue aux jolies maisons entretenues (elles qui ont déjà plusieurs siècles et ont vu apparemment pas mal de choses, comme le décrivent les plaquent historiques qui leurs sont accolées), longeant un fleuve au débit rapide. L'édifice se dresse en retrait de la berge, cette dernière étant plutôt voisine d'arbres majestueux et autres arbustes conférant une impression de quiétude infinie. Oui, j'étais déjà conquise, passées les grilles de ce lieu sacré.


        L'intérieur de la cathédral paraît moins intéressant que sa robe de pierres, déchirée par endroits, puisque les murs sont nus, le plafond n'a rien d'extraordinaires, les drapeaux présents tirent la tronche... Seul le gisant d'Alexander Stewart (dont je vous laisserai chercher la bien sympathique histoire) semble être le point important des lieux. Toutefois, prenez le temps de découvrir le petit chapitre dédié à l'Histoire du coin qui est extraordinairement riche (qui le croirait, dans cette mini-ville).

        En repartant en quête d'un train (un nouvel échec pour Marie et Pauline : aucun train ne circulait, comme je l'ai spécifié en préambule), nous avons un peu vadrouillé dans Birnam, autre mini-ville dans laquelle la gare était située et qui possède également une mignonne architecture. Un joli au-revoir à la campagne écossaise avant notre retour en Seine-et-Marne.


        ✒︎Côté shopping

        J'en reparlerai dans un prochain article, mais j'ai fait une petite descente aux boutiques Whittard de Glasgow (étant également un salon de thé) et d'Edimbourg.
        Côté découverte, j'ai eu un petit coup de cœur pour les boutiques Oliver Bonas, sortes d'Urban Outfitters, surtout pour leur vaisselle. Aussi, je pense qu'une fois mon emménagement réalisé dans mon prochain appart, je passerais une petite commande, les frais de ports étant gratuits si le panier dépasse les £50, ce qui est tout à fait raisonnable, je trouve. Mais qu'ai-je ramené de là-bas ? un livre qui n'a aucun rapport avec le voyage et qui sera à retrouver, également, dans un prochain article.
        Par contre, plus typique, je me suis choisi un ravissant dessous de verre provenant de l'Université de Glasgow, afin de remplacer progressivement ceux qu'on m'a offert il y a des années, mais qui ne correspondent pas à mon univers...

      ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

        En espérant vous avoir fait, une fois de plus, voyager quelque peu... je songe déjà à une prochaine visite, plus approfondie (les inconvénients de voyager avec quelqu'un qu'on ne connait pas super bien) et sur un mode road trip, véritable manière de pouvoir découvrir ce pays, à mon avis... Mais ça ne sera pas pour tout de suite !

      —xoxo

      8 octobre 2018

      Soirée "Disney loves jazz" à Disneyland Paris

        Le 29 septembre dernier a eu lieu la première soirée "Disney loves jazz", sur le parc des Walt Disney Studios et, spoiler alert, c'était absolument génial !
        Merci.
        Rideau.


        ✒Promesses

        Que nous a-t-il été promis pour cette soirée ? Deux options possibles, pour commencer : un ticket de base, donnant accès à la soirée et donc aux attractions ouvertes ce soir-là, aux concerts de rue et aux rencontres avec des characters (personnages, pour les moins anglophones d'entre nous) rares (voir même rarissimes, comme vous allez le voir) mais surtout, un ticket premium donnant en plus l'accès au concert avec de grosses têtes d'affiches, les plus connues du grand public étant celles de Selah Sue et de Ben l'Oncle Soul (oooooooouiiiiiiiiiiii !! Pardon.).

        ✒Motivation

        Personnellement, j'étais plus intéressée par ce concert "premium", n'ayant que faire des attractions et ne me sentant pas de faire une heure de queue pour une photo avec des characters car, même étant sympathiques, je ne me sens pas spécialement à l'aise avec...
        Finalement, côté character, j'ai fait une exception, soûlant mon petit groupe pour aller voir Tiana et Naveen, adorant ces deux-là (et surtout Naveen, ici, gardant l'identité de mon binôme secrète, haha !).


        ✒Concert

        Le concert, donc. Enfin ! 1h30 de rythmes endiablés, doux, chauds, ronds... Du pur bonheur.
        L'orchestre, déjà était incroyable, ouvrant la soirée avec "Steamboat Willie" et étant mis en valeur tout au long de la soirée, notamment grâce à des solistes de talent qui auront su nous faire frissonner et vibrer (ah mais vraiment, le jazz me transporte !).
        Mise en valeur réciproque et mutuelle avec des artistes tous évidemment performant en live avec quelques poussées de voix incroyables ! Divers mouvements du jazz ont été explorés, de manière à satisfaire le plus grand nombre et Hugh Coltman, Robin McKelle et Myles Sanko (dans l'ordre d'apparition) ont été sensationnels dans chacun d'entre eux; une mention spéciale à China Moses que j'ai ainsi mis à part car elle a été celle qui a le plus fait le show (en même temps, la chanson "Try everything" aide pas mal en ce sens, tout le monde s'est levé pour danser), tantôt enjouée, tantôt séductrice, toujours puissante et d'une justesse à couper le souffle.
        Petite déception des uns et des autres concernant Selah Sue et Ben l'Oncle Soul qui n'auront chanté qu'une chanson chacun (en plus du rappel sur "Under the sea" pour Ben mais pas Sue...); j'aurais également souhaité en avoir un peu plus, mais n'allons pas nous plaindre, l'ensemble était déjà sublime et leurs prestations respectives étaient juste parfaites — comment ça "C'est ça l'amour" ? Non, c'est Robin McKelle qui l'a chanté, celle-la, haha !

        ✒Avis final

        La soirée aura été à la hauteur de mes attentes (même si, vous l'aurez compris, j'aurais aimé plus de Ben l'Oncle Soul). Le concert était magique, avec une ambiance très agréable malgré les températures pas au goût de tous (je m'attendais sincèrement à pire) qui n'auront pas eu raison de mon enthousiasme. Les projections durant le concert auraient toutefois pu être un peu plus variées même si tout à fait à propos, renforçant une ambiance cocooning, dirons-nous; personnellement, le jazz me donne envie de tomber amoureuse et ce sentiment était tout à fait présent, donc ce fut globalement réussi et d'autant plus magique lorsque nous avons pu apercevoir les feux d'artifices du show Illuminations se déroulant dans le parc principal.
        Côté parc, du peu que nous avons pu parcourir (une heure avant le concert et une heure après, grosso modo), l'ambiance était top face aux divers groupes de rue mais je ne pourrai en dire davantage, malheureusement.
      ∴ ⟐ ∵ ⟐ ∴

        Un événement exceptionnellement génial, vous l'aurez compris, faisant découvrir différents mouvements du jazz au plus grand nombre, dans une ambiance irréelle et magique, ce que nous sommes en droit d'attendre d'un lieu et d'un événement estampillés Disney.
        Se murmure déjà qu'il ne s'agirait là que d'une soirée unique, contrairement à l'Electroland qui a déjà connu deux éditions... Quel dommage ce serait ! le public était au rendez-vous, les gradins ayant été quasiment plein à craquer et les Guests ayant été nombreux sur le parc, les fils menant aux characters ayant été saturées jusqu'à la toute dernière minute... (Même si, apparemment, ce serait moindre comparé à d'autres événements.) A mon sens, "Disney loves jazz" devrait se transformer en "Disney loves jazz festival" et se tenir plutôt en août, pour une soirée douce et agréable — si ce ne serait sur deux ! pour que ceux qui souhaiteraient voir à la fois les characters mais assister au concert "premium" puisse le faire —, tous les ans, proposant un contenu mille fois plus magique qu'un Electroland (que je ne dénigre pas pour autant, devant également trouver son public).

        Je fredonne déjà à l'avance. J'ai foi en une prochaine édition. Il le faut, si la magie signifie encore quelque chose pour cette entreprise...
        Nous pouvons toujours rêver.
      —xoxo